17.09.2007
Concarneau, ville bleue d'art & d'histoire.
Un peu d'histoire...
Dès la préhistoire, l’îlot fut habité par une population de pêcheurs. Jusqu’au Xe siècle, le village n’est défendu que par des fossés surmontés de palissades…
Au XIVe siècle, la ville est fortifiée et devient quatrième place forte de Bretagne ; en 1373, après trente années d’occupation anglaise, Duguesclin rend la ville au Duché de Bretagne.
En 1451, les murailles sont reconstruites et en 1491, le mariage d’Anne de Bretagne avec le roi de France fait de Concarneau une place royale.
En 1576, la ville est occupée quelques jours par les protestants et en 1679, le gouverneur étant accusé d’intriguer contre Louis XIV, son lieutenant est pendu haut et court devant la poterne. Cet événement marque la fin du rôle militaire de Concarneau.
Cependant, sur ordre de Vauban, les fortifications subissent au début du XVIIIe siècle d’importantes modifications : suppression des toits de tours pour installer l’artillerie, transformation du ravelin de l’entrée. 300 ans plus tard l’aspect extérieur est pratiquement le même, mis à part la porte du Passage, élargie en 1785 et le Beffroi construit au début du XXe siècle.
En plus de la garnison, Concarneau comptait une population de pêcheurs qui armaient quelques dizaines de chaloupes. On y importait un peu de vin et de blé. Le poisson était pressé, séché et envoyé par charrettes ou « chasse-marée » aux villes de l’intérieur et aux ports du sud-ouest.
En 1795, on compte 300 embarcations, mais cette relative aisance est stoppée par les guerres de l’Empire et le blocus des côtes.
Il faut attendre 1851 et l’apparition des premières conserveries pour que le niveau de vie s’élève à nouveau.
En 1900, on compte trente usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 âmes. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge la flottille de 800 chaloupes dans un grand désarroi. L’œuvre des Filets Bleus est créée à cette époque pour venir en aide aux familles de pêcheurs les plus démunies.
Après la première guerre mondiale, les petits bateaux cèdent la place aux pinasses pontées et le moteur supplante peu à peu les voiles.
13:45 Publié dans CONCARNEAU (29) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.09.2007
Son histoire.
Bienvenue à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, un monument de légendes...
Surgissant d’un espace indéfini de sable et de flots, le Mont-Saint-Michel apparaît comme un défi de l’homme sur les éléments et sur le temps. Un rocher perdu dans un paysage lissé par les vents.
Suspendue tout en haut, l’abbaye appelle à découvrir la folle ambition des constructeurs et ceux qui depuis 708 ont voulu faire de ce lieu isolé un point de rencontre pour tous.
De là haut, tout surprend : les prodiges d’architectures médiévales, la force de la nature, la lumière...
Personne ne peut être insensible au message de ce monument.
Patrimoine mondial inscrit sur la liste de l’UNESCO, l’abbaye du Mont-Saint-Michel est le monument de tous.
SON HISTOIRE
Le songe de Saint Aubert
L’introduction du culte de Saint-Michel nous est rapportée par un manuscrit du Xème siècle, La Revelatio ecclesiae sancti Michaelis. Selon ce texte fondateur, une nuit de 708, l’Evêque d’Avranches nommé Aubert voit en songe l’Archange Michel qui lui enjoint d’élever une église sur le rocher. Comme l’évêque doute, il lui perfore le crâne avec son doigt !
Aubert fait donc construire une chapelle sur le site. Dans le contexte d’insécurité de l’époque mérovingienne, la ferveur des fidèles pour l’Archange connaît un essor rapide et l’endroit devient un lieu de pèlerinage bientôt baptisé Mont-Saint-Michel.
La Merveille de l’Occident
Rattaché au Duché de Normandie en 933, le nombre de pèlerins s’accroît à partir du XIème siècle, au fur et à mesure que se multiplient les faits miracles.
Grâce aux dons, les moines bâtissent une abbaye romane comprenant une grande église implantée au sommet du rocher. A la fin du XIIème siècle, l’abbaye abrite 60 moines bénédictins.
En 1204, le Roi Capétien Philippe Auguste s’empare par la force du Duché de Normandie et du Mont Saint Michel, ce qui occasionne des destructions. Pour réparer son forfait, il fait restaurer et édifier de nouveaux bâtiments. Le Mont Saint Michel est perpétuellement en chantier.
Durant la guerre de Cent Ans, les anglais assiègent et attaquent l’île à maintes reprises. En vain. Le Mont Saint Michel demeure invulnérable.
Heures sombres du Mont Saint Michel
Au XVIème siècle, le Mont commence à tomber en ruines. Le manque d’entretien du lieu et le relâchement de la vie monastique en sont la cause.
Les attaques protestantes pendant les guerre de religion aggravent la situation: il ne reste plus qu’une dizaine de moines à la fin du XVIIIème siècle.
En 1793, les révolutionnaires transforment l’abbaye en prison. Il faut attendre un décret impérial de 1863 pour mettre fin à ce sacrilège.
Renouveau
En 1872, la restauration du Mont est confiée à un architecte des monuments historiques, Edouard Corroyer.
Depuis plus d’un siècle, architectes et conservateurs se succèdent pour aménager et rénover l’intérieur et l’extérieur de l’abbaye. Depuis 1983, l’entretien et la mise en valeur du monument sont confiés à Pierre-André Lablaude.
13:20 Publié dans LE MONT ST MICHEL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2007
L'histoire de Carnac.
Le nom de "Carnac" proviendrait du celte CAIRN ou CARN qui signifie butte ou élévation.
Les origines de Carnac se perdent dans la nuit des temps. Les restes d’un habitat abrité par une falaise à Saint-Colomban attestent de la présence de l’homme au Paléolithique ancien, vers 450 000 ans avant Jésus Christ.
La période néolithique (4 600 – 2 000 ans avant JC) est celle qui nous a légué le plus de richesses grâce aux monuments mégalithiques qui témoignent de l’existence d’un peuple en pleine prospérité qui possédait une forte organisation sociale.
Plusieurs hypothèses ont été émises sur ces monuments. Ainsi, certaines études et recherches scientifiques avancent la théorie d’un culte solaire. Toutefois, on peut affirmer avec quasi certitude qu’il s’agit plutôt d’un culte religieux. En effet, à cette époque où l’homme commençait à se sédentariser, les dolmens, tertres tumulaires et tumulus étaient des sépultures où étaient faites de nombreuses offrandes. D’ailleurs, la présence des bijoux, poteries, armes, outils et restes d’aliments trouvés près d’ossements humains tendraient à confirmer cette hypothèse. De même, les alignements de menhirs constitueraient un culte lié à l’agriculture ou à l’élevage.
C’est au total plus de 150 sites archéologiques qui font la renommée de Carnac et de son musée.
Le Moyen âge dont il reste des signes de nombreuses mais petites seigneuries ainsi que quelques villages sera marqué par deux maux que sont la peste et la piraterie.
Le fait historique le plus important est le débarquement des émigrés en 1795, sur les plages de Légenèse et de Saint Colomban. Les émigrés furent aidés dans cette opération par toute la population, mais particulièrement, par des groupes importants de chouans venus de toute la Bretagne et dirigés par Georges Cadoudal.
C’est au 19ème siècle que le tourisme va débuter. Néanmoins, la population vit toujours d’une agriculture et d’un élevage au rendement faible. Les marais salants seront créés à cette époque. Le but premier était d’en extraire le sel pour la conservation des denrées alimentaires.
A partir de 1863 où archéologues et savants commencent à s’intéresser à nos sites, Carnac verra également de nombreux écrivains. L'engouement de nombreux voyageurs pour Carnac favorisera son aménagement, tout d’abord sur les « pointes » de la côte, puis sur l’ensemble du territoire. La société anonyme « Société Carnac-Plage » réalisera notamment l’aménagement de la dune bordant la grande plage, de Beaumer à Port en Dro.
Au 20ème siècle, le développement touristique va favoriser l’essor des métiers du bâtiment, de l’ostréiculture, de l’hôtellerie et du commerce des loisirs. Au fil des ans, Carnac impose sa réputation de destination à l’atmosphère et au climat unique, ce qui lui vaut en 1934 d’obtenir le classement de station balnéaire.
Après la dernière guerre, Carnac poursuivra son extension du tourisme, favorisant une main d’œuvre importante et la ville se dotera peu à peu d’équipements et de structures pour s’adapter à sa nouvelle population.
Aujourd’hui, Carnac s’appuie sur les fondations de son riche passé pour marquer sa volonté de développer un tourisme harmonieux et générateur de vie, sûr que ses atouts, valorisés mais authentiques feront sa culture et son économie de demain.
10:10 Publié dans CARNAC (56) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





